Agents Pédagogiques du District no 11

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Eh oui, j’ai une émission scientifique qui réussit encore à m’émerveiller, même après toutes ces années, et j’ai nommé : Découverte.  Elle réussit encore à m’émerveiller puisque le monde dans lequel on vit, les gens qui composent ce monde, recèlent encore bien des secrets et cette émission nous permet d’en découvrir des facettes différentes à chaque fois.

Je regardais l’émission hier et on présentait, entre autres, un reportage sur un oiseau électronique et l’origine des tornades.  Je regardais et je me disais que si j’étais encore en classe, je profiterais de ces reportages pour avoir une discussion avec les élèves.  Je le faisais un peu lorsque j’enseignais, mais je ne le faisais pas suffisamment.  Et quelle chance de faire découvrir le monde aux élèves!  De leur montrer que tout n’est pas connu et que certains d’entre eux pourraient participer à ajouter des morceaux au casse-tête des phénomènes de notre monde et même de l’Univers.

Je suis dans le domaine des sciences justement pour me permettre de découvrir le monde qui m’entoure et son fonctionnement.  Je m’émerveille encore de choses simples, mais qui me faire dire : « Wow! »  Je voudrais que les enfants, en grandissant, puissent garder cette curiosité qu’ils ont en découvrant le monde et je crois que, comme enseignant, c’est notre rôle de garder cette curiosité vivante.  L’émission Découverte permet cela et j’en suis très heureuse.

Les formations pour les changements au programme de sciences et technologie se sont poursuivies pour les enseignants de 7e et de 6e année.  Comme pour les enseignants de 8e année, j’ai mis l’importance sur la démarche d’investigation scientifique puisqu’ils doivent maintenant l’évaluer, en revenant également sur l’intégration des technologies.  Encore une fois, les enseignants ont aimé la formation puisqu’ils ont eu du temps à collaborer avec d’autres enseignants et que j’ai pu les aider en clarifiant certains résultats d’apprentissage qui étaient plus problématiques. 

À la suite de ces formations, j’ai eu plusieurs demandes d’enseignants qui voulaient que j’aille les rencontrer afin de discuter avec eux de l’intégration de la technologie.  De belles rencontres qui se poursuivent avec des enseignants qui veulent apprendre, que demander de mieux à une agente pédagogique!

J’ai également donné de la formation à quatre enseignants et enseignantes de sciences 9e et 10e année au mois de mars.  J’ai suivi le même processus que pour les enseignants de 6e à 8e année, sauf qu’ils n’intègrent pas la technologie.  Je suis très contente de dire que j’ai un de ces enseignants qui a mis en pratique ce qui a été présenté et vécu à la formation.  Dans le fond, il a pris un risque et cela a fonctionné! 

Les formations sont terminées pour l’instant, mais mes rencontres avec les enseignants et enseignantes se poursuivent.  Je peux dire que j’ai beaucoup aimé et que j’ai beaucoup appris lors de ces formations.

Le 26 janvier dernier, je rencontrais mes enseignants de sciences et technologie 8e année pour une formation sur les changements apportés au programme d’études.  Une formation qui faisait suite à une première rencontre qui avait eu lieu en juin 2011.  Les changements apportés sont l’intégration de la technologie au cours de sciences, l’ajout de concepts clés afin d’éclaircir les RAS parfois nébuleux, l’ajout d’un résultat d’apprentissage général touchant la démarche d’investigation scientifique et la conception technologique, ainsi que des actions en liens avec l’environnement, la société et l’enquête.

Ces ajouts ont fait le bonheur des enseignantes et enseignants présents, sauf l’intégration de la technologie, plusieurs croyants ne pas posséder les compétences pour en faire en classe.  Ma première rencontre fut donc pour leur présenter les changements.  Ma deuxième formation fut pour travailler sur la démarche d’investigation scientifique et de conception technologique.

J’ai présenté une démarche d’enseignement pour faire une grue flottante avec les élèves (la phase de préparation, de réalisation et d’intégration) et les liens à faire avec les notions scientifiques (flottabilité, point d’équilibre, etc.).  J’ai ensuite vu une façon d’amener les élèves à se poser des questions (critère d’une bonne question), comment faire pour planifier un scénario et comment analyser des résultats.  En dernière partie, je leur ai présenté trois grilles à échelles descriptives, développées par nous, les agents pédagogiques des districts, et deux listes de vérification. 

La formation au complet a été un succès.  Les enseignantes et les enseignants sont sortis rassurés et amènent avec eux des outils et des idées à utiliser en salle de classe avec leurs élèves. 

Je refais le même modèle pour les enseignantes et enseignants de 6e, 7e, 9e et 10e année (sauf que ces deux derniers niveaux n’intègrent pas la technologie).  De belles formations à venir…

L’année 2011-2012 s’annonce bien avec des projets qui se développent ou qui se poursuivent, que ce soit avec un certain nombre d’enseignants et d’enseignantes ou avec l’ensemble des écoles du district.

J’ai d’abord mon projet d’évaluation commune en sciences 7, avec cinq enseignantes, qui est presque nouveau.  J’avais amorcé l’an dernier un projet en sciences 6 (qui s’était très bien déroulé) et je me lance en sciences 7 cette année.  Trois jours de rencontre ont déjà eu lieu pour d’abord bien comprendre les résultats d’apprentissage, donner des pistes pour l’enseignement de ces résultats et finalement, créer des questions d’évaluations pour les différents thèmes.  Nous avons commencé avec le thème du transfert d’énergie (tout ce qui est chaine alimentaire), ensuite celui de la chaleur et le prochain sera au niveau de l’évolution.

L’accompagnement des enseignants et enseignantes de sciences se poursuit, spécialement en 6-8, en 9e et 10e année.  Il y a eu des modifications au programme d’études et l’ajout de la technologie en 6-8.  Des déséquilibres se font sentir, mais j’ai de bons enseignants et de bonnes enseignantes qui ont à cœur la réussite de leurs élèves, alors je suis sûre que du progrès va se réaliser cette année.

Notre plan vert en est à sa deuxième année d’existence.  Nous sommes très fiers de ce qui a été accompli dans les écoles l’an dernier et déjà, plusieurs projets prennent forme.  On met plus d’importance cette année sur le lien avec les programmes d’études et pas uniquement en sciences, mais dans les autres matières également.  Tout cela ne serait pas possible sans l’aide incroyable des agents communautaires de nos écoles.

Je suis nouvellement responsable des TICS dans mon district.  C’est quand même un travail d’équipe avec les autres agents pédagogiques, puisque l’utilisation des technologies à des fins pédagogiques est l’affaire de tous.

Du beau travail en perspective…

Déjà la fin de l’année scolaire.  Que le temps a passé vite!  Les projets se terminent également pour cette année.  Mon projet d’évaluation commune en sciences 6e année, amorcée en début d’année, s’est terminé avec la fin des classes.

Je m’étais lancé dans ce projet en septembre avec une idée bien précise en tête : d’améliorer les évaluations en sciences 6 et également d’aider les élèves à mieux réussir en sciences.  Ces élèves, je veux les suivre jusqu’en 8e année et voir l’amélioration au fil des années.  L’an prochain, je poursuis mon projet en 7e année et j’ai hâte de voir les résultats.

Voici un commentaire d’une enseignante et d’un enseignant qui ont participé au projet :

« Pour ma part, j’ai enseigné les sciences 6ième année pour la première fois.  Cette expérience m’a énormément guidée tout au long de l’année.  Ayant en main des évaluations valides avant d’enseigner ma matière, je savais où je devais amener les élèves.  Je me sens maintenant plus à l’aise à construire des évaluations et à enseigner ma matière. »

« […] j’ai pu offrir un enseignement de meilleure qualité, car j’interprétais les différents RAS essentiels correctement tout en sachant comment les présenter aux élèves. »

J’ai également entendu une enseignante dire que le fait de savoir exactement où elle devait amener les élèves lui permettait de faire plus d’activités et d’expériences en classe.  Je suis contente de voir que cela c’est produit avec l’évaluation commune.

Mon projet se poursuit l’an prochain avec des enseignantes de 7e année.  Une chose que je vais changer, c’est le nombre de jours de rencontre qui était insuffisant avec le projet de sciences 6.  Nous nous sommes déjà entendus sur un début de planification.  Elles vont toutes commencer par le thème « Organisation de la vie ».  Une première rencontre en septembre déterminera l’ordre des thèmes à venir et l’élaboration d’une première évaluation.  Je devrai également retravailler un peu les évaluations de sciences 6 puisqu’il y a eu quelques légères modifications au programme d’études.

On se retrouve en septembre avec mes nouveaux projets!

L’expo-sciences régionale francophone avait lieu le 15 avril à Bathurst.  Quatre écoles de notre district ont envoyé des projets, soit l’école Camille-Vautour, l’école Donat-Robichaud, l’école Mgr-François-Bourgeois et l’école Notre-Dame. 

Cette année, j’ai eu la possibilité de participer comme juge à l’expo-sciences.  Cela m’a permis de voir les projets des élèves et de constater leur fierté lorsqu’ils présentent ce qu’ils ont fait.  J’ai également pu remarquer certains élèves qui sont allés voir d’autres projets et demander des explications auprès de ces jeunes scientifiques à l’œuvre.  Les élèves rivalisaient d’ingéniosité en imaginant une façon de créer de l’électricité en roulant sur les routes ou en inventant un séchoir à gants de hockey.

Je me suis aperçue que certains élèves voient beaucoup de choses sur Internet et ne font que reproduire ce qu’ils voient.  Il faut amener les élèves à aller plus loin.  Partir de ce qu’ils voient et jouer ensuite avec les variables.  Qui n’a pas vu le Menthos dans la boisson gazeuse?  Par contre, est-ce que toutes les boissons gazeuses font la même réaction?  Est-ce que la température de la liqueur joue un rôle dans la réaction?

Les sciences, c’est se poser des questions sur ce qui nous entoure et essayer de trouver la réponse, c’est remarquer ce qui se passe autour de nous et voir de quelle manière nous pourrions améliorer ce monde dans lequel on vit.  Il faut encourager nos enfants à être créatifs.

En arrivant à l’école Notre-Dame ce matin, on pouvait sentir une fébrilité dans l’air puisque c’était aujourd’hui le grand jour : l’expo-sciences était enfin arrivée!  J’y suis allée en tant que juge pour une quatrième année.  Il est vraiment impressionnant de voir tous ces jeunes qui font une expo-sciences, des élèves de la maternelle à la 8e année.  Il y a une variété de sujets qui ont été étudiés, développés ou expérimentés.  J’ai vu un séchoir pour des gants de hockey, une bicyclette modifiée ou un modèle réduit d’un habitat pour les pingouins.  J’ai entendu parler de la puissance d’un cheval, de son évolution, du diabète et des ours polaires.  On a expérimenté avec le pH, l’électricité statique, les aimants et la possibilité de donner une autre saveur à une pomme.  Et ce n’était qu’une très petite partie de ce qui était présenté par les élèves.

C’est un événement presque traditionnel à cette école.  Les parents viennent en grand nombre, ainsi que des grands-parents.  Et les enfants sont fiers de présenter le fruit de leur labeur à tous ces gens.  On a l’impression que c’est une grosse fête.  Je souhaite que la fête se poursuive pour encore plusieurs années à l’école Notre-Dame.

Mercredi dernier, soit le 16 février, j’ai eu la chance d’aller voir une vidéoconférence du Dr. Richard Béliveau qui se déroulait à l’Université de Moncton.  Le titre de sa conférence était : Prévenir le cancer par l’alimentation.  Le Dr. Béliveau est un chercheur reconnu mondialement et il possède une chaire de recherche sur la prévention et le traitement du cancer.  Il est co-animateur à l’émission Kampaï à Radio-Canada tous les vendredis soir.  Je vais essayer de vous résumer l’information qu’il a partagée avec nous lors de cette conférence.

Il parle souvent des 5 règles d’or à respecter pour la prévention du cancer.  Ces 5 règles sont :

-          Garder un IMC entre 19 et 24

-          Faire de l’activité physique 30 minutes par jour

-          Diminuer sa consommation de produits industrialisés

-          Manger plus de légumineuse, de fruits et de légumes

-          Ne pas fumer

Si on respecte ces 5 règles, les études démontrent qu’il y a une réduction de 70 % du cancer et de 82% des maladies cardiovasculaires. 

Les causes du cancer sont majoritairement liées aux mauvaises habitudes de vie (environ 35 %) et au tabac (30 %).  Étonnamment la pollution (que l’on blâme souvent), n’a presque pas d’influence, tout comme le stress, sur le développement du cancer.

Il mentionnait également que l’on a une phase précancéreuse, c’est-à-dire une période entre 1 et 40 ans (environ), où l’on a une (ou quelques-unes) cellule cancéreuse qui est là et qui attend pour se développer.  La phase cancéreuse vient après et peut durer de 0 à 5 ans.  Donc, nous avons pratiquement toute la vie à prendre des habitudes de vie saine afin que la cellule cancéreuse ne se développe pas.  Il est possible à ce moment-là de diminuer nos chances de développer un cancer un jour.

Le Dr. Béliveau soulignait aussi l’importance de manger des fruits et des légumes.  Par contre, il ne faut pas seulement regarder à la quantité que l’on doit manger, mais surtout à la variété que l’on devrait manger.  Les aliments qui ont été étudiés agissent souvent sur un ou deux types de cancer, mais n’interviennent pas pour tous les types de cancer.  Par exemple, les pommes et les prunes diminuent le cancer de la tête et du cou de 40 % tandis que la tomate diminue le cancer de la prostate de 25 %.

Un lien bien établi a aussi été démontré entre l’obésité des gens et l’augmentation du cancer (et d’autres maladies, bien sûr, comme le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires).  Avoir un poids santé est possible en cherchant l’équilibre entre notre apport en calories et la dépense calorique (l’activité physique que l’on va faire pour bruler nos calories).

Il a terminé sa conférence en soulignant que c’est à chacun et chacune de nous de prendre ses responsabilités par rapport à son mode de vie et de faire des changements afin de diminuer les chances d’avoir un cancer et d’augmenter notre espérance de vie.

En regardant le Téléjournal Acadie hier soir, j’ai vu un reportage sur les éoliennes de Caribou (situées au nord du NB).  Le reportage mentionnait que les pales ne tournaient plus dû à la glace qui s’était accumulée sur celles-ci.  Cela m’a fait réfléchir puisque je sais qu’il y a une petite éolienne sur le toit de l’école Mgr-Marcel-François-Richard à St-Louis-de-Kent et je me demande si elle aussi a été prise dans ce problème de glace.  On éprouve donc des problèmes en hiver avec les éoliennes, mais il ne faudrait pas jeter les gants et dire que cela n’en vaut pas la peine puisque les avantages dépassent grandement les inconvénients de leur utilisation.

Avantages :

-          C’est une énergie renouvelable, non polluante, ne nécessitant aucun carburant, donc diminuent les gaz à effets de serre.

-          Ne contamine pas l’air, l’eau et les sols

-          On peut réduire ses factures d’électricité et se mettre à l’abri des ruptures de courant.

-          Très économique comme nouvelle électricité à grande échelle

Inconvénients :

-          Puisqu’elle dépend du vent, l’énergie éolienne est intermittente.

-          Problème de bruit, d’esthétique (paysage) et d’interférences électromagnétiques

-          Morts de certains animaux (oiseaux, chauve-souris).  Pour diminuer ce problème, il faut tenir compte du couloir migratoire des oiseaux lorsqu’on installe des éoliennes.  Et le taux de mortalité n’est pas plus élevé dû aux éoliennes que pour les oiseaux qui meurent parce qu’ils se sont frappés sur une fenêtre.

On voit donc que les éoliennes ont toujours leurs places.  Alors, pourquoi ne pas prendre ce problème et faire un beau projet signifiant avec les élèves pour essayer de trouver une façon de déglacer les pales des éoliennes.  Donc, en plus de conscientiser les élèves au niveau de l’environnement, on les aide à développer les compétences du 21e siècle.

(Les avantages et les inconvénients sont tirés de différents site : http://developpementdurable-lag.blogspot.com/2010/02/avantages-et-inconvenients-de-lenergie.html;  http://www.les-energies-renouvelables.eu/fr/avantages-et-inconvenients-de-lenergie-eolienne.html; http://fr.ekopedia.org/%C3%89nergie_%C3%A9olienne)

Avec toute l’information qui nous arrive de tout bord tout côté, comment s’y retrouver lorsqu’on parle de changement climatique?  Les plus cyniques diront qu’il n’y a pas de changement climatique alors que les regroupements environnementalistes le clament haut et fort.  Mon opinion?  Il y a bien un changement au niveau du climat qui se produit.  Est-ce que cela c’est déjà produit sur la Terre?  Bien sûr!  Le problème, c’est que le changement se produit rapidement et avec des milliards d’humains qui habitent maintenant la planète.  Peut-on arrêter ce réchauffement?  Peut-être pas, mais on pourrait au moins essayer de le ralentir.

Il ne suffit que de petits gestes, fait par plusieurs personnes, pour qu’il y ait un impact sur l’environnement.  Déjà, lorsque j’ai été visitée le centre de tri de Westmorland-Albert à Berry Mills, on nous a dit que le site d’enfouissement devait être capable de prendre des déchets pour une période de 100 ans, mais qu’avec le système de séparation des déchets, on avait augmenté la durée de vie du site de presque 100 ans de plus.

Quels gestes pouvons-nous faire?  Plusieurs d’entre vous en font déjà ou en connaissent déjà.  Je vous en énumère quelques-uns pour rafraichir la mémoire des gens.

  • Réduire sa consommation d’énergie (changer les ampoules, éteindre les lumières et ordinateurs, avoir des appareils identifiés Energy Star)
  • Opter pour une différente façon de se déplacer lorsque c’est possible (transport en commun, covoiturage, vélo, automobile hybride)
  • Conduire de façon écologique (éviter les départs et arrêts brusques, combiner vos déplacements peut réduire l’usure de l’automobile, gagner du temps et de l’argent)
  • Recycler, réutiliser et réduire (vaisselle réutilisable plutôt que de la vaisselle jetable)
  • Faire attention à votre consommation d’eau (robinet qui coule, lavage à l’eau froide)
  • Aimer les végétaux (planter des arbres, des fleurs, faire du compost et utiliser cette terre dans vos plates-bandes et jardin)

Il y en a d’autres, mais ce sont des gestes simples qu’il est possible de faire chez soi ou au travail.