École Blanche-Bourgeois

Une école communautaire entrepreneuriale du N.-B.

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Pour ceux et celles qui me connaissent, j’aime la nourriture. Alors voici quelques faits intéressants de la culture marocaine…

Premièrement, ici, on mange bien. On mange des légumes avec du pain, ensuite de la viande (boeuf et poulet) avec du pain, ensuite d’autres viandes avec du pain et comme dessert, un plateau de fruits. Je n’ai pas vu de jeune marocain obèse. Les gens mangent bien, mais seulement pendant les repas. Chose curieuse, on partage souvent la même assiette. C’est à dire que l’on s’asseoit autour d’une table ronde (6 à 8 personnes) et on pige avec nos doigts ou avec une fourchette, dans l’assiette placée au milieu de la table. C’est un signe de partage, de paix et d’amitié. Les marocains disent qu’une fois avoir mangé de la sorte, tu ne peux plus faire de mal aux gens qui ont partagé le repas. Il suffit de piger la nourriture au centre et de la mettre dans sa bouche et recommencer. C’est bien spécial. La première fois, c’était un peu inhabituel, mais ensuite, on s’y habitue.

Les deux mets traditionnel au Maroc sont le couscous et le tagine (voir les photos ci-bas). Ces deux plats sont succulents!

Il ne faut pas oublier le thé à la menthe marocain, quel délice. Les gens peuvent en boire 4 ou 5 par jours. Partout où l’on va, les gens nous serve ce fameux thé. Il a un goût sucré.

La nourriture au Maroc est très abordable. Par exemple, on peur manger une belle assiette (photo de l’entre-côtes) pour environ 45 dirhams, ce qui équivaut à environ 6,50$ canadien. Par contre, lorsque l’on nous sert une entrée, deux assiettes de viandes et des fruits comme dessert, le coût est d’environ 250 à 300 dirhams (35$ à 45$ canadien). Il faut toutefois ajouter un pourboire de 10 à 20% au prix. Une fois arrivé à l’école, il faudra faire des calculs de pourcentage en mathématiques avec les élèves pour calculer le coût total…

Voici donc quelques photos de nourriture… bon appétit!

Pain rond sur les tables
Entre-côtes (viande)

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Couscous (met traditionnel)
Poulet tagine (cuit dans un bol)

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Le partage lors d’un repas

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Je viens tout juste d’apprendre une leçon de vie: les gens qui n’ont rien sont souvent ceux qui nous donnent les plus beaux cadeaux. Je m’explique… nous venons de visiter une école primaire à Settat, une ville de 150 000 habitants, à 80 km de Casablanca. Le directeur de l’école et le concierge ont une résidence sur la cours d’école! Le directeur est là 24 heures sur 24 et il n’a aucune secrétaire, aucun adjoint et il fait tout, tout, tout: finances, réparations, technicien, activités parascolaires, travail de secrétaire… La moyenne d’élève par classe est de 42 élèves et les enseignants ont tous plus de 50 ans. Il lui manque 4 ou 5 enseignants par année, ce qui explique le nombre d’élèves par classe. Lorsqu’un enseignant est malade, il n’a pas de suppléant… il divise tout simplement les élèves dans les autres classes de son école!!! Après avoir vu ceci, ma représentation de ce que j’appelle un problème dans mon école a changée. En passant, les enfants fréquentent l’école de 8 heures à 18 heures, avec 2 heures pour la pause du diner.

Ce qui m’a le plus touché, ce sont les enfants. Ils couraient à moi pour que je leur donne mon autographe. J’ai signé plus de 50 fois mon nom! Ce qui me trouble un peu, c’est que j’étais perçu comme un héro, mais en réalité, les héros ce sont ces enfants. Ils n’ont pas les conditions idéales, mais ils ont toujours le sourire et semblent heureux. J’ai parlé avec deux petites filles pour une dizaine de minutes en français! Elles m’ont montré leur livre de français et elles voulaient absolument me montrer qu’elles pouvaient lire en français. Nous avons parlé de karaté, car elles pratiquent ce sport. Nous avons même échangé nos salutations de karaté. Elles voulaient tout savoir à mon sujet et moi je me sentais de la même manière. Elles étaient tellement ouvertes, souriantes et leurs yeux brillaient (mais pas autant que les miens!). Je me suis sentis tellement choyé de vivre ces moments. Une autre petite m’observait sans rien dire. Je me suis approché d’elle et elle m’a demandé mon nom et ensuite elle m’a posé une question: ¨Est-ce que vous pouvez m’emener avec vous Jolyn?¨.

Voici une photo des deux enfants de la 6e année avec qui j’ai parlé:

enfants Maroc

Malgré que les conditions de travail du personnel et la situation des enfants ne sont pas parfaites, ils ont de belles installations; voici une photo de leur terrain de ballon-panier:Maroc 2010 053

Merci aux gens qui laissent leurs commentaires. Un merci spécial au personnel enseignant, car je sens que je vis cette expérience avec vous. J’en tellement d’autres choses à vous partager et j’ai hâte de vous revoir.

Pour me rendre au Maroc,  j’ai passé par Montréal et Paris. Deux endroits dans lesquels je pouvais m’exprimer dans cette belle langue qu’est le français. Arrivé à Casablanca, c’est exactement la même chose! On peut communiquer avec la grande majorité des gens en français. Même les affiches sont en français (et en arabe). Il faut dire que c’est la France qui a colonisé le Maroc, ce qui explique l’influence du français. Chose inquiétante… selon le président du Centre marocain d’éducation, les jeunes dans le système scolaire sont faibles en français. Bien que les universités marocaines publiques mettent beaucoup d’accent sur la langue française, les jeunes marocains parlent l’arabe classique, un arabe dialecte et un peu d’anglais. Combien de temps le français sera-t-il parlé au Maroc?  Je n’ose même pas oser répondre à cette question. En passant, les universités marocaines publiques sont gratuites.

Après 3 connexions de vols, 15 heures à voyager et 3 petites heures de sommeil, je suis finalement arrivé au Maroc! Le paysage est très différent de celui du Canada; en campagne, c’est un mélange d’espaces verts et d’espaces secs avec des animaux (moutons, ânes, vaches, poules) ici et là, parfois sur le bord de la route. En ville, c’est impressionnant! Les bâtiments sont hauts, mais pas la même structure qu’au Canada. De ma chambre, on peut apercevoir un terrain de ballon-panier extérieur sur le toit d’un bâtiment.  Voici deux photos que j’ai prises.  Je vais me coucher un peu, car je dois rencontrer la délégation franco-canadienne dans un peu plus d’une heure.Maroc 2010 041Maroc 2010 040

Comme vous le savez, votre directeur Jolyn Thériault part pour le Maroc le vendredi 29 octobre 2010. Il s’agit d’un stage de formation organisé par l’Université d’Ottawa. J’aurai la chance de mieux connaître la culture, ainsi que le système d’éducation marocain, tout en partageant les différents volets de notre école communautaire entrepreneuriale. Pendant mon séjour, je vais régulièrement écrire des articles sur le carnet web. Les gens pourront donc être au courant de mes visites et de mes découvertes. Il serait intéressant d’avoir les commentaires d’élèves, de membres du personnel, de gens de la communauté ou même d’ailleurs.