COMMUNIQUÉ – Pour diffusion immédiate
Nouveau-Brunswick, le 1er mars 2012 – Les Conseils d’éducation des districts scolaires 01 et 11 unissent leurs voix pour réagir à la suite de l’annonce du ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Jody Carr, concernant la réorganisation des districts scolaires.
Le renouvellement prévoit entre autres la fusion intégrale des districts 01 et 11 actuels pour former un nouveau district scolaire qui comptera 35 écoles, le district scolaire le plus imposant de la province sur le plan de la superficie.
Les deux présidents des conseils d’éducation, Monsieur Roger Martin du district scolaire 11 et Monsieur Ernest Thibodeau du district scolaire 01 se disent disposés à travailler ensemble. « Même si la fusion n’était pas le choix d’aucun de nos deux districts, nous allons travailler ensemble pour former une nouvelle famille, » a déclaré Roger Martin. « Nous verrons au cours des prochaines semaines, comment nos deux conseils peuvent collaborer afin d’assurer une meilleure transition vers le nouveau conseil, » a ajouté Ernest Thibodeau.
Cela dit, les deux présidents ont soulevé de grandes inquiétudes par rapport à la perte de voix autour de la table décisionnelle, alors que le nouveau district ne comptera que 11 conseillères et conseillers élus et la possibilité d’en appointer deux autres, en fonction de leur expertise, et ce, pour desservir un territoire correspondant à près des deux tiers de la province. « Dans le modèle actuel, chacun des deux conseils est représenté par 12 conseillères et conseillers. Le nouveau modèle équivaut à une baisse de la représentation de près de 50 %, sur le même territoire, » a expliqué M. Martin.
Les présidents des conseils d’éducation de district 01 et 11 s’inquiètent aussi de la grandeur de certains sous-districts en raison des distances à couvrir et du nombre d’écoles à représenter qui sera, dans plusieurs cas, beaucoup plus imposant qu’auparavant. De plus, Messieurs Martin et Thibodeau souhaitent que le nouveau district ait les ressources humaines, matérielles et financières nécessaires pour offrir des services de qualité aux élèves. « Le financement adéquat demeure l’enjeu principal de l’éducation en français, au Nouveau-Brunswick, » rappelle M. Martin.
« Nos communautés vivent des enjeux à la fois différents et similaires sur plusieurs plans. Nous devrons voir comment nos réalités peuvent s’harmoniser pour créer une famille fonctionnelle qui saura regarder en avant et travailler en concertation dans le meilleur intérêt de nos quelque 13 000 élèves acadiens et francophones, » conclut M. Thibodeau.
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