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Bernard le 13 janvier 2012 dans
Parents
Le district scolaire 11 organise un projet pilote de francisation préscolaire. Grâce à une subvention du GACÉF (groupe d’action de la commission sur l’école francophone), un programme de onze semaines sera offert dans trois régions du district. Avec l’inscription hâtive en octobre et l’évaluation de la petite enfance -appréciation directe, nous identifions les élèves ayant besoin de francisation. Nous avons donc une période de dix mois où nous pouvons offrir des services de francisation à ces enfants. Ils auront alors de meilleures compétences en français et seront mieux préparés pour la maternelle. Le projet pilote sera d’une durée de onze semaines avec deux sessions de deux heures par semaine. Près de 25 élèves y prendront part. Le succès du programme sera évalué d’après le progrès des élèves et par les commentaires et réponses des parents à un sondage. Un sondage sera aussi donné aux enseignantes titulaires et de francisation qui recevront les élèves qui pris part au programme. L’objectif de la francisation est d’aider l’élève qui parle peu français d’acquérir les compétences nécessaires en français pour fonctionner de façon autonome en classe. Plus ces élèves ont de bonnes compétences en français, plus facile sera l’intégration à un milieu francophone et moins d’interventions en francisation seront nécessaires à l’école.
Mots clefs :accompagnement, francisation, Parents, préscolaire
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Bernard le 21 novembre 2011 dans
Parents
Premier anniversaire à titre de mentor en francisation.
Voilà déjà un an que je suis en poste au district à titre de mentor en francisation. Je profite de cette occasion pour partager mes réflexions sur les services de francisation au district scolaire 11 offerts actuellement et dans le passé pour ensuite énumérer des nouvelles actions qui pourraient contribuer à améliorer le programme.
Notre district couvre un grand territoire incluant tout le compté de Kent et une partie de celui de Westmorland et de Northumberland. Ceci engendre parfois des défis de gestion ou d’uniformité des services offerts au niveau de la petite enfance et des services spécialisés tels l’orthophonie, l’ergothérapie et la physiothérapie. Avec ce grand territoire vient aussi une diversité des communautés et des besoins en francisation. Nos écoles en milieu linguistique minoritaire où il y a une plus grande concentration d’anglophones ont un plus grand défi. Le taux d’ayants droit provenant de familles exogames est plus élevé. Il y a une ou des écoles de langue anglaise offrant un programme d’immersion qui attire les couples exogames mêmes si ces derniers ne doivent pas y avoir accès. Selon la Politique 321, article 6.1.2 « Le directeur ne doit pas admettre un élève francophone ou bilingue au Programme d’immersion en français dans les écoles anglophones. » Ces écoles mettent beaucoup d’effort afin d’attirer ces familles. Pour les écoles en région plus francophones, la diminution du nombre d’élèves est importante et on réalise le besoin d’aller chercher le maximum d’élèves de familles ayant droit à l’éducation en français. Les ressources et les modèles d’interventions offerts varient selon le montant d’élèves ayant besoin de services de francisation. Une école avec quatre élèves ayant besoin de services de francisation peut avoir une enseignante de francisation avec un pointage de 10% tandis qu’une autre école avec 20 élèves ayant besoin de services peut avoir une enseignante de francisation à 50% en plus d’une monitrice de langue. Avec les compressions budgétaires, il est plus difficile de répondre aux besoins.
Depuis que nous avons l’inscription hâtive en octobre, nous recueillons des informations concernant les besoins des élèves et offrons du support aux élèves démontrant des lacunes par le biais des conseillères en transition scolaire. Certaines écoles offrent de sessions de francisation à certains élèves, nous offrons le service de pré-maternelles à tous les élèves ainsi que deux camps de francisation durant l’été.
L’orientation et la vision quant à la francisation du district scolaire 11 a été présenté et validée par les directions scolaires. Elle sera présentée aux enseignantes de francisation et aux titulaires en avril. Afin de la réaliser, il faudra mettre en place différentes mesures. Il faudra trouver une façon d’intervenir davantage avec les préscolaires. Il faudra élaborer des mesures d’accueil et d’accompagnement pour ces familles. Nous avons reçu des fonds afin de mettre sur pied un programme de francisation pour les quatre ans. Les élèves qui auront été identifiés d’après l’Évaluation de la petite enfance-appréciation directe auront accès à un programme de francisation de 10 semaines avec deux sessions de deux heures par semaines.
Avoir accès à plus de ressources en francisation ainsi que le partage de pratiques gagnantes en francisation sera aussi un objectif durant les prochaines années. Cela nous permettra ainsi d’offrir de meilleurs services et de mieux définir notre programme pour ultimement convaincre plus de familles ayant droit à l’éducation de langue française de choisir nos écoles.
Mots clefs :familles exogames, francisation, mesures d'accueil et d'accompagnement
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Bernard le 16 septembre 2011 dans
Parents
Une nouvelle année vient de débuter. Avec la rentrée vient l’accueil d’un plus grand nombre d’élèves ayant besoin de services de francisation. Dans nos quinze écoles primaires du district cette année, nous accueillons 83 en francisation. De ce groupe, environ 15 élèves ont eu la chance de participer à un des deux camps de francisation d’une semaine durant l’été. Je profite de l’occasion pour souhaiter la bienvenue aux nouvelles familles ainsi qu’aux personnes nouvellement affectées au service de francisation à titre d’enseignant ou de monitrice de langue.
À titre de mentor, c’est mon premier début d’année. C’est très intéressant de travailler avec les directions qui reçoivent des demandes d’admission d’élèves anglo-dominants. Dans le domaine de la francisation, cette année nous voulons répandre l’orientation et la vision du district en ce qui concerne la francisation. Nous voulons améliorer nos services afin de recruter un plus grand nombre d’élèves d’ayants droit à l’école de langue française. Nous voulons vendre le fait qu’un couple exogame est une occasion idéale pour transmettre deux cultures et deux langues à leurs enfants en les inscrivant à l’école de langue française.
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Bernard le 6 juin 2011 dans
Parents
Résumé des rencontres dans les écoles
La fin de l’année est déjà à nos portes. Depuis mon entrée en fonction à la fin novembre, en plus de coordonner les services de francisation, ma tâche principale était de préparer une vision ou orientation concernant la francisation pour le district 11. J’ai eu la chance de visiter toutes les écoles offrant le service de francisation. Le but de ces visites était de rencontrer les intervenants pour discuter des services offerts, du matériel utilisé ainsi que des besoins en formation et en matériel.
J’aimerais débuter par féliciter tous les enseignants et enseignantes de francisation et les monitrices de langue pour le beau travail qui se fait. Cela fait une dizaine d’années que nous offrons des services de francisation au district 11. Les besoins sont variés d’une école à l’autre. Les écoles qui ont un grand nombre d’élèves en francisation ont plus de ressources et donc peuvent offrir une plus grande variété de services. Pour ces écoles aussi, il y a la présence d’écoles anglophones à proximité et il y a donc plus d’urgence à faire du recrutement, car on connait des familles ayant droit à l’éducation en français qui choisissent l’école de langue anglaise. Dans un cas en particulier, ce fut la différence entre une classe de 20 élèves et deux classes de 11. Bien des interventions ont été tentées afin de convaincre une famille indécise d’inscrire leur enfant à l’école de langue française. Malheureusement ça n’a pas fonctionné.
Voici un résumé des services offerts, le matériel utilisé ainsi que les besoins qui ont été énumérés à travers le district. En termes de services, les écoles ayant la chance d’avoir une monitrice de langue bénéficient de plus de flexibilité. La monitrice, en plus d’offrir des interventions individuelles ou en petits groupes peut offrir du support dans la classe. Les monitrices sont guidées par l’enseignante de francisation. Malheureusement nous n’avons que 6 monitrices dans le district. Dépendamment du nombre d’élèves et des besoins, on offre des interventions individuelles et en petits groupes. Certaines écoles font des regroupements selon les besoins et non l’âge. C’est-à -dire qu’un élève en première année ayant encore besoin de services pourrait être regroupé avec quelques élèves de maternelle ou bien de 2e année. Pour certaines écoles, l’enseignante de francisation est aussi enseignante en littératie et on intègre des activités de littératie, lecture écriture, aux sessions de francisation. Pour d’autres écoles, il y a une étroite collaboration entre l’enseignante titulaire, l’enseignante de francisation et la monitrice de langue. On planifie par thèmes. Les interventions en francisation viennent appuyer les thèmes exploités en classe. Si certains élèves éprouvent des difficultés, on planifie ensemble des activités. Certaines écoles offrent aux élèves de maternelle de participer à l’heure du conte pour les prés-maternelles, qui s’offre après la journée des m-2. Ces élèves prennent l’autobus avec les 3es à 8es années. On offre aussi à ces élèves d’autres sessions durant cette même période.
Voici quelques réflexions qui se font :
- Afin de minimiser le retrait des élèves de la classe et ainsi manquer des situations d’apprentissage et de développement langagier avec les autres, est-ce qu’on pourrait offrir des services une fois la journée terminée?
- On se questionne sur la livraison du service. Est-ce qu’on peut faire autrement?
- Est-ce qu’il y a dédoublement de services pour certains élèves?
- Est-ce qu’on peut combiner francisation et littératie?
En termes de ressources utilisées, on utilise le lien Francisation sur le portail du ministère. Il y a une variété d’activités et d’informations utiles. On utilise des banques d’images, la trousse Amuse-toi bien, le jeu de vocabulaire « Nomme-moi », la trousse les éditions Passe-temps, le livre Mots courants avec CD, le jeu serpents et échelles ainsi que du matériel de littératie et d’orthophonie. Certaines écoles expérimentent la trousse Petits Pas. Les commentaires sont très positifs. On y retrouve 20 thèmes, on incorpore des comptines, l’élève peut l’utiliser à la maison et ça demande peu de préparation. Il serait souhaitable que toutes les écoles possèdent cette trousse.
En terme de besoin de formation, il a été partagé par plusieurs que :
- un partage de matériel préféré de tous les intervenants serait profitable.
- Une session portant sur les différents modèles d’interventions serait souhaitable.
- L’on discute de l’accompagnement des parents.
- L’on identifie des modèles de formation.
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Bernard le 27 mai 2011 dans
Parents
Les informations pour ce billet proviennent de l’article « Le bilinguisme d’enfants de couples exogames et l’éducation en français : Mythes et réalités » du chercheur Réal Allard paru dans la revue Connexions de la Fédération des parents francophones de l’Alberta.
En milieu minoritaire, le choix entre l’école de langue anglaise et langue française est un sujet important pour nos jeunes familles. Il serait important de clarifier certaines conceptions non-fondées que l’on peut avoir. Dans les paragraphes qui suivent, nous allons en clarifier quelques-unes.
Chez les 0 à 4 ans, on peut croire que l’enfant serait tout mêlé d’apprendre deux langues à la fois. Selon une étude de Hamers et Blanc, 2000, les enfants peuvent très bien apprendre deux langues à la fois. Dans un milieu minoritaire comme le nôtre, il est préférable que l’enfant apprenne la langue de la minorité, dans notre cas le français. Vivant dans une région où l’anglais est omniprésent, il est plus facile pour l’enfant d’apprendre cette langue tout en apprenant le français. On parle alors de bilinguisme additif.
Certaines personnes peuvent croire que l’enfant qui fréquente l’école de langue française ne connaîtra pas assez bien l’anglais. Chez le couple exogame, l’enfant parle en anglais avec le parent anglophone vie dans un environnement souvent plus anglais. En parlant français avec le parent francophone et en soutenant l’apprentissage du français, cela permet à l’enfant de développer ses compétences dans les deux langues.
On peut croire que le programme d’immersion de l’école anglophone peut donner les mêmes résultats que l’école de langue française. Le programme d’immersion vise que les élèves deviennent fonctionnels en français et qu’ils acquièrent une ouverture d’esprit face à la culture et la communauté francophone. Pour ces élèves, s’ils veulent s’inscrire à une institution poste secondaire, ils doivent souvent suivre des cours additionnels en français. L’école de langue française a une double mission, la réussite scolaire et la construction et l’entretien d’un sentiment d’appartenance et un désir de contribuer à l’épanouissement de la communauté acadienne et francophone. En plus d’avoir les compétences en français pour fréquenter une institution post secondaire en français, les élèves ayant fréquenté l’école de langue française ont bien souvent les compétences pour fréquenter une institution post secondaire de langue anglaise.
Alors dans un milieu francophone minoritaire, l’apprentissage de deux langues à la fois se fait normalement. Le choix de l’école de langue française permet à l’élève de développer des compétences dans les deux langues en plus de se construire une identité francophone. C’est le message que nous essayons de transmettre aux parents qui ont des doutes quant au choix de l’école pour leur enfant.
Mots clefs :choix école française ou anglaise
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Bernard le 11 mai 2011 dans
Parents
Depuis quelques années maintenant, le district scolaire 11 procède à l’inscription hâtive des élèves de la maternelle. En début octobre, les parents sont invités à venir inscrire leur enfant qui débutera la maternelle onze mois plus tard. Une fois les élèves inscrits, on prend rendez-vous pour l’administration de l’Évaluation de la petite enfance. Cette évaluation permet de mieux connaître nos élèves et de préparer les services pour les élèves. Au district 11, avec l’aide du Centre de ressources familiales de Kent, on offre la pré-maternelle, un programme composé d’une session de deux heures une fois par semaine pour 12 semaines. De plus les conseillères en intervention préscolaire offrent des services.
En ce qui concerne la francisation, ces interventions permettent d’identifier les élèves qui nécessiteront des services. Certaines écoles mettent en place d’autres services spécifiques pour ces élèves durant l’année scolaire précédant leur entrée en maternelle.
1-   L’heure du conte animée par l’aide-bibliothécaire et le service de bibliothèque offert.
2-Â Â Des sessions de francisation sont aussi offertes une ou deux fois par semaine.Â
3-  Un camp de francisation d’une semaine est ordinairement organisé dans certaines régions du district durant l’été.  Â
4-  Une soirée d’information spécifiquement pour les familles anglo-dominantes.
Avec l’élaboration d’une orientation au niveau du district pour la francisation, nous allons tenter d’être plus créatifs et multiplier les services en plus d’ajuster nos interventions.
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Bernard le 21 avril 2011 dans
Parents
Être un ayant droit à l’éducation francophone au Nouveau-Brunswick est une situation privilégiée. Pour les couples francophones au Nouveau-Brunswick, l’apprentissage de l’anglais se fait assez facilement selon la prédominance de l’anglais dans la région. Le taux de bilinguisme est assez élevé chez les francophones au Nouveau-Brunswick. Pour le couple francophone –anglophone, c’est une belle occasion d’offrir deux cultures à un enfant. S’identifier à la culture de la majorité se fait de façon naturelle. Pour un couple exogame, le choix de l’école francophone peut offrir l’occasion d’offrir une deuxième culture à l’enfant. Afin d’aider l’enfant à s’identifier à la culture francophone et acadienne, il est important que la famille exogame offre des occasions à leur enfant de vivre en français à la maison et dans la communauté.
Voici quelques suggestions pour les parents :
-         Parler en français à l’enfant dès la naissance;
-         Lire des livres en français à l’enfant dès sa naissance et jouer des jeux en français;
-         Écouter avec lui la radio et musique française, regarder la télévision ou des films en français et prendre le temps de participer avec lui à des activités qui se déroulent en français dans la communauté;
-         Choisir une garderie française ou un service de garde en français; Â
Le plus tôt que les familles exogames réalisent ceci le plus l’enfant sera préparé pour l’entrée en maternelle. Ce défi s’applique même aux familles francophones qui ne réalisent pas l’ampleur de l’influence de l’anglais sur les résultats scolaires.
Mots clefs :bilinguisme, familles exogames
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Bernard le 1 avril 2011 dans
Parents
Accueillir plus d’élèves anglo-dominants pour contrer la diminution des effectifs scolaires.
La diminution du nombre d’élèves dans les écoles francophones du Nouveau-Brunswick a un effet sur plusieurs aspects du système scolaire et sur la francophonie en général. Afin de contrer cette diminution du nombre d’élèves, un public cible serait les familles exogames ayants droit à l’éducation en français.
Le 24 et 25 mars dernier, les directions du district scolaire 11 ont participé à un atelier portant sur la diminution des effectifs scolaire et le phénomène de l’exogamie. En 1998, il y avait 40875 élèves d’inscrits dans les écoles francophones du N.B. à comparer avec 31119 en 2008. Donc, une diminution de 9500 élèves en 10 ans. Au district scolaire 11, en 1996 on comptait 8138 élèves et en 2010 on en comptait 5361 pour une diminution de 2777 élèves et une baisse de 34%. Les directions ont partagé les répercussions de cette diminution du nombre d’élèves dans nos écoles; la fermeture de deux écoles, une diminution des services disponibles, l’impacte sur les activités parascolaires, et bien d’autres. Cette diminution s’expliquerait par un faible taux de continuité linguistique, un faible taux de fécondité, le vieillissement de la population et l’exode rural(Cormier, Lowe 2010).
Le phénomène de l’exogamie est de plus en plus important au Nouveau-Brunswick. 26 % des enfants d’ayants droit de 0 à 4 ans proviennent de familles exogames. Dans la région de Caraquet, le pourcentage se situe à 2%, Dieppe, 20%, Moncton 60% et Fredericton 81%. Avec cette croissance du pourcentage de familles exogames s’ajoute une diminution du pourcentage d’élèves d’ayants droit qui choisissent l’école de langue française. En 1996, on comptait 89% d’ayants droit dans nos écoles et en 2006 le pourcentage est passé à 81%. Donc il y aurait 6980 élèves dans le système anglophone qui pourraient être dans nos écoles francophones. Devant cette constatation alarmante, il est évident que miser sur les familles exogames pourrait aider à contrer la diminution du nombre d’élèves dans nos écoles et de contrer l’assimilation.
Le district scolaire 11 élabore présentement une stratégie afin d’accueillir plus d’élèves provenant de familles exogames. Nous allons débuter par définir l’orientation du district quant à la francisation. Nous allons décrire le rôle de chacun dans le système afin que la francisation devienne l’affaire de tous dans l’objectif d’offrir un meilleur service en francisation et ainsi devenir une option attrayante pour ces familles. Nous allons participer avec des partenaires à une campagne de recrutement et de marketing à l’échelle provinciale afin que les parents soient informés de l’option de l’école de langue française dès la naissance de leur enfant. Nous allons miser sur les avantages de l’école de langue française et de la situation privilégiée qu’ont ces familles d’offrir les deux cultures à leur enfant. Nous allons aussi élaborer des stratégies d’accompagnement des familles afin d’appuyer la construction identitaire des élèves.
Chaque école du district scolaire 11 a des particularités différentes quant aux besoins en francisation. Cependant, une particularité commune dans nos écoles est que nous devons mettre une structure en place afin d’être prêts à mieux accueillir les enfants anglo-dominants et pour en accueillir un plus grand nombre. Depuis que la communauté acadienne et francophone du Nouveau-Brunswick a eu le droit à la gestion de ses écoles, beaucoup d’effort à été mis sur la promotion et la défense des droits linguistiques sans trop se soucier des élèves ayant droit à l’éducation en français qui choisissaient l’école de langue anglaise. Face à la réalité d’aujourd’hui, nous devons miser sur le recrutement des familles que la communauté acadienne et francophone risque de perdre à l’assimilation.
Mots clefs :exogamie accueil
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Bernard le 17 mars 2011 dans
Parents
Mesures d’accueil
Au Nouveau-Brunswick, les francophones sont dans une situation minoritaire. Le nombre d’élèves dans nos écoles de langue française provenant de familles où la langue utilisée principalement à la maison est l’anglais est en croissance. Dans plusieurs cas, un des parents est anglophone. Que pouvons-nous faire pour bien accueillir ces familles afin de mieux préparer l’enfant pour l’école de langue française? En plus des services de francisation à l’école, que pouvons-nous faire pour ces élèves afin de supporter leur apprentissage du français et de les rendre autonomes?
Depuis quelques années maintenant, le district scolaire 11 a établi l’inscription hâtive des élèves de la maternelle. L’inscription à lieu la troisième semaine d’octobre, ainsi on peut établir un lien avec les familles et les élèves plus tôt. Une fois l’élève inscrit, on planifie un rendez-vous pour l’Évaluation de la Petite Enfance (ÉPE). D’après cette évaluation, on peut établir un profil du groupe dans chaque école et planifier les services nécessaires. Il en est de même pour les services de francisation. On identifie les élèves qui ont besoin de services de francisation. Si l’élève doit faire le test en anglais ou a de la difficulté à répondre en français, il ou elle est identifié comme ayant besoin de services en francisation. Voici une liste d’actions faites dans différentes écoles du district afin de mieux préparer l’élève ayant besoin de services de francisation qu’on pourrait appeler mesures d’accueil:
- La direction de l’école rencontre chaque famille. Plusieurs points sont abordés; Féliciter la famille de leur choix et de les informer qu’avec du soutien, l’élève devrait vivre des succès et grandir avec les deux cultures, les informer de la double mission de l’école de langue française, soit l’apprentissage et la promotion de la langue et la culture française et acadienne, les sensibiliser au fait que l’élève doit avoir le plus de contact avec la langue française que possible, les services de francisation qui sont offerts, la politique 1-3; Langue et culture du CED qui stipule que toute communication doit être faite en français, à ce moment il serait important d’aborder la question de communication avec le parent anglophone si le parent francophone n’est pas présent. On peut jumeler le parent anglophone avec un parent francophone afin d’aider avec des notes de service, des télécourriers ou agir à titre de traducteurs aux rencontres parents-enseignants. Dans certaines écoles on identifie un membre de la direction ou du personnel avec qui le parent anglophone peut communiquer en anglais.
- On offre des sessions de francisation durant la journée scolaire aux prématernelles en sessions individuelles ou en groupe.
- En plus des soirées d’information offertes à tous les parents, certaines écoles offrent une soirée spécifiquement pour les couples anglophone-francophone (exogames).
- On offre des camps de francisation
L’école ne peut à elle seule s’assurer de l’apprentissage du français. Il faut aussi que la famille et la communauté participent. Nous suggérons aux familles exogames d’encourager l’utilisation du français à la maison et de trouver des occasions d’utiliser le français dans la communauté. Dans une famille où le parent anglophone ne comprend pas le français, il serait préférable d’encourager les enfants de parler en français avec le parent français avec l’approbation du parent anglophone. On peut créer des situations pour utiliser le français dans la communauté. Par exemple, demander pour des menus et un service en français à un restaurant ou choisir une gardienne d’enfants francophone. En faisant l’épicerie, on peut demander à l’enfant de nommer les articles achetés en français. On peut assister à des événements culturels en français. Tous ces exemples ajoutent des outils à l’élève tout en développant son identité culturelle.
Durant les prochaines années, nous allons développer une vision et orientation en ce qui concerne la francisation au district scolaire 11. Nous allons clarifier les rôles de chacun dans le système et vois voir à ajouter d’autres actions dans nos mesures d’accueil et les services que nous offrons en francisation. Nous invitons les familles exogames à profiter de leur situation, permettant à leurs enfants de grandir dans les deux cultures en. Étant dans un milieu minoritaire, il faut faire un effort afin de supporter la langue et la culture minoritaire.
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Bernard le 3 février 2011 dans
Parents
Dans ce deuxième billet, nous allons décrire brièvement les différents modèles d’interventions utilisés en francisation. Comme mentionné dans notre dernier billet, l’enseignant ou l’enseignante titulaire travaille de concert avec l’enseignant ou l’enseignante de francisation afin de planifier des activités de francisation pour les élèves.
Il existe différentes façons d’intervenir que nous allons appeler « modèles d’intervention » en francisation. Les intervenants choisissent, selon le cas, le modèle ou une combinaison de modèles qui répondent le mieux à la situation.
Dans le premier modèle, les élèves en francisation sortent de la classe régulière pour vivre une activité langagière sans lien avec ce qui se passe en salle de classe. Dans le deuxième modèle, les élèves sortent de la classe régulière pour vivre une activité langagière en lien avec un projet de la salle de classe. Dans le troisième modèle, les élèves en francisation vivent certaines parties d’un projet en classe régulière et sortent de la classe avec l’enseignante en francisation pour accomplir certaines tâches reliées au projet. Dans le quatrième modèle, l’enseignante en francisation accompagne les élèves en francisation pour accomplir certaines tâches reliées au projet en classe régulière. Dans le cinquième modèle, l’enseignante de la salle de classe accompagne les élèves en francisation d’une façon particulière en utilisant des stratégies et des moyens qui favorisent la compréhension et le développement langagier. L’enseignante en francisation appuie l’enseignante auprès de n’importe quel élève ayant des besoins particuliers.
Le nombre d’élèves ayant besoin de service en francisation dans une classe et l’écart dans les niveaux langagiers de ces élèves ne sont que deux facteurs qui peuvent influencer le choix du modèle utilisé pour une classe. Durant les prochaines années, nous allons expérimenter avec les modèles d’intervention afin d’être plus efficaces dans nos interventions et ainsi favoriser un meilleur cheminement langagier. Une étude menée par le Centre de recherche et de développement en éducation (CRDE) de l’Université de Moncton en 2010 nous donne certaines pistes quant aux modèles donnant les meilleurs résultats.