Publié par
Bernard le 21 avril 2011 dans
Parents
Être un ayant droit à l’éducation francophone au Nouveau-Brunswick est une situation privilégiée. Pour les couples francophones au Nouveau-Brunswick, l’apprentissage de l’anglais se fait assez facilement selon la prédominance de l’anglais dans la région. Le taux de bilinguisme est assez élevé chez les francophones au Nouveau-Brunswick. Pour le couple francophone –anglophone, c’est une belle occasion d’offrir deux cultures à un enfant. S’identifier à la culture de la majorité se fait de façon naturelle. Pour un couple exogame, le choix de l’école francophone peut offrir l’occasion d’offrir une deuxième culture à l’enfant. Afin d’aider l’enfant à s’identifier à la culture francophone et acadienne, il est important que la famille exogame offre des occasions à leur enfant de vivre en français à la maison et dans la communauté.
Voici quelques suggestions pour les parents :
- Parler en français à l’enfant dès la naissance;
- Lire des livres en français à l’enfant dès sa naissance et jouer des jeux en français;
- Écouter avec lui la radio et musique française, regarder la télévision ou des films en français et prendre le temps de participer avec lui à des activités qui se déroulent en français dans la communauté;
- Choisir une garderie française ou un service de garde en français;
Le plus tôt que les familles exogames réalisent ceci le plus l’enfant sera préparé pour l’entrée en maternelle. Ce défi s’applique même aux familles francophones qui ne réalisent pas l’ampleur de l’influence de l’anglais sur les résultats scolaires.
Mots clefs :bilinguisme, familles exogames
Publié par
Bernard le 1 avril 2011 dans
Parents
Accueillir plus d’élèves anglo-dominants pour contrer la diminution des effectifs scolaires.
La diminution du nombre d’élèves dans les écoles francophones du Nouveau-Brunswick a un effet sur plusieurs aspects du système scolaire et sur la francophonie en général. Afin de contrer cette diminution du nombre d’élèves, un public cible serait les familles exogames ayants droit à l’éducation en français.
Le 24 et 25 mars dernier, les directions du district scolaire 11 ont participé à un atelier portant sur la diminution des effectifs scolaire et le phénomène de l’exogamie. En 1998, il y avait 40875 élèves d’inscrits dans les écoles francophones du N.B. à comparer avec 31119 en 2008. Donc, une diminution de 9500 élèves en 10 ans. Au district scolaire 11, en 1996 on comptait 8138 élèves et en 2010 on en comptait 5361 pour une diminution de 2777 élèves et une baisse de 34%. Les directions ont partagé les répercussions de cette diminution du nombre d’élèves dans nos écoles; la fermeture de deux écoles, une diminution des services disponibles, l’impacte sur les activités parascolaires, et bien d’autres. Cette diminution s’expliquerait par un faible taux de continuité linguistique, un faible taux de fécondité, le vieillissement de la population et l’exode rural(Cormier, Lowe 2010).
Le phénomène de l’exogamie est de plus en plus important au Nouveau-Brunswick. 26 % des enfants d’ayants droit de 0 à 4 ans proviennent de familles exogames. Dans la région de Caraquet, le pourcentage se situe à 2%, Dieppe, 20%, Moncton 60% et Fredericton 81%. Avec cette croissance du pourcentage de familles exogames s’ajoute une diminution du pourcentage d’élèves d’ayants droit qui choisissent l’école de langue française. En 1996, on comptait 89% d’ayants droit dans nos écoles et en 2006 le pourcentage est passé à 81%. Donc il y aurait 6980 élèves dans le système anglophone qui pourraient être dans nos écoles francophones. Devant cette constatation alarmante, il est évident que miser sur les familles exogames pourrait aider à contrer la diminution du nombre d’élèves dans nos écoles et de contrer l’assimilation.
Le district scolaire 11 élabore présentement une stratégie afin d’accueillir plus d’élèves provenant de familles exogames. Nous allons débuter par définir l’orientation du district quant à la francisation. Nous allons décrire le rôle de chacun dans le système afin que la francisation devienne l’affaire de tous dans l’objectif d’offrir un meilleur service en francisation et ainsi devenir une option attrayante pour ces familles. Nous allons participer avec des partenaires à une campagne de recrutement et de marketing à l’échelle provinciale afin que les parents soient informés de l’option de l’école de langue française dès la naissance de leur enfant. Nous allons miser sur les avantages de l’école de langue française et de la situation privilégiée qu’ont ces familles d’offrir les deux cultures à leur enfant. Nous allons aussi élaborer des stratégies d’accompagnement des familles afin d’appuyer la construction identitaire des élèves.
Chaque école du district scolaire 11 a des particularités différentes quant aux besoins en francisation. Cependant, une particularité commune dans nos écoles est que nous devons mettre une structure en place afin d’être prêts à mieux accueillir les enfants anglo-dominants et pour en accueillir un plus grand nombre. Depuis que la communauté acadienne et francophone du Nouveau-Brunswick a eu le droit à la gestion de ses écoles, beaucoup d’effort à été mis sur la promotion et la défense des droits linguistiques sans trop se soucier des élèves ayant droit à l’éducation en français qui choisissaient l’école de langue anglaise. Face à la réalité d’aujourd’hui, nous devons miser sur le recrutement des familles que la communauté acadienne et francophone risque de perdre à l’assimilation.
Mots clefs :exogamie accueil