Mentor en TIC du district scolaire no 11
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Enseigner avec Internet – Atelier AEFNB 2010

Enseigner avec Internet dans un monde de surinformation et de désinformation sera l’atelier que j’aurai l’occasion de co-animer avec ma collègue Lucie P lors du congrès provincial de AEFNB 2010 qui se tiendra le 31 août et 1er septembre à Shédiac. Les participants pourront vivre quelques activités et auront surtout à porter une réflexion sur ce que l’enseignant de l’école numérique peut faire en classe pour rejoindre les jeunes de la génération C. Les TIC et l’école du 21e siècle sont très bien décrites dans ce billet de zecool. Pour ma part, j’aurai à présenter les éléments suivants dans le contexte de la classe numérique.

  • Le Wiki:

Il existe plusieurs services gratuits pour les Wikis tels que PBworks et Wikispaces mais nous utiliserons la nouveauté du Portail NBED sur ce Wiki http://web.nbed.nb.ca/fwb/AEFNB2010

  • Le blogue.

Dans un contexte scolaire, cet outil offre de nombreuses possibilités mais on prendra le temps de réfléchir sur ses utilisatons à l’école, pour l’enseignant et pour l’élève.  Ce billet explique pourquoi le blogue est populaire auprès des enseignants

  • Le partage de documents

Évidemment, tous les enseignants et les élèves on accès à des sites de collaboration fournis par le MENB. Néanmoins, les services de Google documents sont certainement à considérer. Par exemple, l’option formulaire permet de recueillir rapidement de l’information auprès des élèves.  On peut aussi partager simplement une présentation PowerPoint.

Par contre, dans tout services gratuits il faut prendre le temps de lire les conditions d’utilisation. Parfois, c’est un peut contradictoire comme l’article 2.3…

2.3 Vous ne pouvez pas utiliser les Services ni accepter les Conditions si (a) vous n’avez pas atteint l’âge légal de la majorité pour conclure un contrat avec Google ou si (b) vous êtes frappé d’une interdiction visant l’utilisation des Services au titre des lois en vigueur aux États-Unis ou dans tout autre pays dont vous êtes résident ou depuis lequel vous utilisez les Services.

…et l’information qu’on retrouve sur ce site http://www.google.com/a/help/intl/en/edu/k12.html

  • La vidéo en ligne

Il est difficile de passer à côté de YouTube lorsqu’on parle de vidéo en ligne. Les ressources sont nombreuses même si on retrouve parfois des clips qui n’ont aucun lien avec notre enseignement. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est préférable de se créer un compte. Pas nécessairement pour publier, mais pour classer et retrouver des clips favoris. Ma chaîne http://www.youtube.com/manzebe regroupe mes clips en plus de ceux que j’ai trouvé au cours de mes recherches.  Autres sites : Vimeo catéorie Éducation, TeacherTube, Schooltube

Autres sites consulté: Chaine du VaticanChaine SMARTClassroomChaine vidéo Maths

  • La photo en ligne

On ne veut pas identifier les sites où on retouve des images libres de droits mais bien les services qui nous permettent de partager les photos qu’on pourrait utiliser en classe pour différents projets.  Picasa est le services de Google : 10 Go avec compte gmail. Pour ma part, je préfère de loin le site Flickr. Celui-ci permet la création d’albums photos faciles à imbriquer dans un blogue. En plus, de nombreux utilisateurs décide de publier leurs photos sous la licence Creative Commons.

Enseigner avec Internet n’est plus une option dans les classes en  2010, mais l’enseignant doit être informé des différents défis que ceci implique. Les défis suivants seront discutés avec les participants lors de l’atelier:

  • Enseigner aux jeunes de la génération C.
  • Développer la pensée critique face à l’usage des TIC en classe.
  • Compétences liées à la citoyenneté.
  • La plagiat, comment s’y prendre pour l’éviter.
  • Contrôler son identité numérique.

Bon atelier et surtout bonne année scolaire 2010-2011

La construction identitaire et les TIC

Définir son identité

En 2006, j’écrivais un article pour le FCE qui portait sur les TIC à l’école de langue française en milieu minoritaire. Cette année, dans le cadre de l’institut des directions d’écoles du Nouveau-Brunswick, on m’a demandé de présenter un atelier sur le thème de la construction identitaire et les TIC. Bien que ce sujet m’intéresse énormément, je suis loin d’être un spécialiste dans ce domaine, mais j’ai néanmoins assez de vécu pour pouvoir en parler dans le contexte de l’usage des TIC. C’est un sujet qui me touche beaucoup et qui s’aborde souvent de façon émotive, même plus viscérale que cérébrale.

Depuis le début de l’intégration des TIC, les intervenants dans les écoles de langue française en milieu minoritaire ont toujours eu le double défi de trouver et d‘offrir des choix de ressources en français répondant aux besoins de l’ensemble de leur communauté scolaire. Plusieurs diront que consulter des sites en anglais ou encore d’utiliser des applications-logiciels s’affichant en anglais ne cause pas de problème et que d’ailleurs, tout le monde le fait. Pourtant l’affichage en anglais est l’un des premiers signes d’assimilation.  Il est donc important d’offrir des environnements numériues français à l’ensemble nos communautés scolaires. Cette définition de la ACELF exprime très bien l’importance d’agir.

La construction identitaire est un processus hautement dynamique au cours duquel la personne se définit et se reconnait par sa façon de réfléchir, d’agir, de vouloir dans les contextes sociaux et l’environnement naturel où elle évolue. (ACELF 2010)

Ce petit sondage (résultats) permettra aux participants de faire une prise de conscience sur nos pratiques dans les environnements Web.  Les contextes sociaux et l’environnement naturel du jeune se situent aussi sur le Web, mais dans quelle langue s’exprime dans ces espaces?

Le Web participatif et l’école francophone en milieu minoritaire.

Même si je ne suis pas de la Génération C, j’ai une certaine présence sur le Web. Mon carnet Web est comme une porte d’entrée sur internet et depuis plus d’un an, c’est aussi sur Twitter que je laisse mes traces (identité numérique). Il y a aussi ma chaine YouTube, et mes photos sur Flickr.  J’ai bien un compte Facebook, mais j’ai encore beaucoup de difficulté à apprivoiser cet environnement social. Évidemment, je ne suis pas le seul ayant cette présence.  Gary-Lee Kenny, mentor en TIC au district scolaire no 09,  Danis Michaud, enseignante au CAHM sont très actifs dans le domaine scolaire au Nouveau-Brunswick. C’est certainement le leadeurship du directeur du CAHM, Roberto Gauvin,  qui m’a amené à vouloir prendre une place « francophone » sur le Web. Plus récemment, on peut suivre les enseignants suivants;  Manon, Marilou, Kevin, Michelle, Lynn et quelques élèves de l’école Calixte-F.-Savoie.

Néanmoins, comme institution, on ne peut pas dire que l’école francophone en milieu minoritaire a une présence très marquée dans le Web participatif. Les sites Web d’écoles ou de districts sont plus ou moins à jour et offrent peu d’interactivité. On ne semble pas reconnaître l’importance d’avoir une présence « actualisée » sur le Web. On dirait même que ceci est encore réservé à ceux qui « s’intéressent » aux TIC ou à ceux qui ont développé quelques habiletés avec l’ordinateur. C’est presque marginal de trouver des publications hebdomadaires dans des espaces publics lorsqu’on est enseignant francophone au Nouveau-Brunswick. En plus, on réserve surtout ces publications pour des projets d’écriture liés au cours de français ou de sciences humaines. L’école francophone 2.0 tarde à venir et pendant ce temps, les jeunes prennent leur place où cela leur convient le plus. Facebook, Youtube, Tweeter, etc… D’ailleurs, ils s’en servent pour se divertir, mais aussi pour le travail scolaire. Est-ce que l’école francophone en milieu minoritaire peut permettre à ces élèves d’agir, de réfléchir et de vouloir dans les contextes de réseaux sociaux?

En 2006, grâce aux projets FIA, j’ai pu mettre en place un projet de baladodiffusions dans les écoles du district scolaire no 11. Ceci devait permettre une certaine présence audio aux couleurs de l’Acadie sur le Web . Plus de 40 balados ont été publiés sur le site du district et quelques enseignants qui ont participé ont voulu poursuivre ce projet. C’est ainsi que la chaine YouTube de KentEBB et les capsules santés de l’école Notre-Dame ont vu le jour afin de publier quelques créations de leurs élèves. De depuis 2008, ce sont les blogues scolaires qui ont pris de l’ampleur. Le projet « Écrire pour apprendre à écrire » a permis à quelques enseignants de s’afficher sur le Web et ainsi continuer l’apprentissage tout en permettant à leurs élèves et aux parents de suivre et de participer à la vie de la classe.

L’institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques présente une publication de 2007 portant sur « Le Web comme outil pour le renforcement de la gouvernance des communautés francophones minoritaires ».

On peut lire ceci :

« Compte tenu de la prédominance de l’anglais dans Internet et de la plus grande difficulté à accéder au Web en milieu rural, il se peut également que l’usage d’Internet chez les communautés francophones minoritaires soit moins répandu et donc que les organismes voient moins la nécessité d’exploiter pleinement le potentiel interactif de la Toile. »

Je crois qu’il faut agir et que l’on doit offrir des environnements pour communiquer, créer et collaborer, et ceci autant pour les élèves que pour les enseignants. Il faut rendre notre école « webvivante » dans cette mer de contenu anglophone dans des espaces Web publics tout en respectant les paramètres de la politique 311 du MENB.  Cessons d’être des observateurs et devenons des contributeurs du Web.

Présences de la francophonie du N.-B. sur le Web

Lors de la préparation de cet atelier, j’ai consulté différentes ressources existantes chez les francophones de la province. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive, mais ce sont mes coups de cœur. D’abord, dans ce qui se trouve en dehors des écoles.

Ces sites permettent de se créer un compte afin de personnaliser son environnement. Il est aussi possible de se joindre à ceux-ci via les différents réseaux sociaux. Est-ce l’école offre ce service?

Les blogues personnels de Mathieu Haché (collaborateur dans Kboom) et Laurence Lemaire ont aussi piqué ma curiosité. Comment ce jeune de 14 ans de la région de Grande-Anse a-t-il découvert le blogue?

Sa réponse :

Bonjour,
Le blogue que tu as vue (sur Kboom) est seulement un endroit ou je publie mes meilleurs billets, en fait, mon blogue est a cet adresse : MathieuHInfo.blogspot.com. Et je publie aussi sur le blogue de la Radio Étudiante de mon école : RadioELL.webuda.com

Je suis étudiant de 7ème année dans la Péninsule Acadienne (plus précisément a Grande-Anse).
J’avais un blogue auparavant mais j’ai arrêter pendant plusieurs mois et j’ai fini pas oublier l’adresse ou j’était alors j’ai commencer ce blogue il y a environ 2 mois et je publie environ chaques jours.
J’ai découvers les blogues a travers blogger de Google en recherchant pour un hébergeur de sites web (il y a de ça quelques années), et un peu plus tard, j’ai décidé de m’en créer un.
A ma connaissance, je suis le seul qui en a un blogue, mais il y en a beaucoup qui a des sites piczo mais beaucoup en anglais.

Ça m’a fait plaisir de répondre a tes questions… :-)

Présences sur Youtube

Le milieu scolaire Web 2.0

Agir ou pâlir?

Toutes les écoles du Nouveau-Brunswick sont branchées à Internet haute vitesse. La plupart ont un réseau sans fil d’excellente qualité. L’infrastructure technique est aussi de très bonne qualité. Tous les enseignants de la province ont un ordinateur portable de bonne qualité fourni par la province. Plusieurs classes du primaire offrent un ordinateur portable pour chaque élève. Le MENB offre différents services Sharepoint tels que les wikis, les blogues et de nombreux espaces de collaboration dans des lieux très sécurisés. La plateforme Desire2learn (CLIC) est aussi disponible dans plusieurs classes. Que dire que ADOBEConnect, sinon, un outil de communication en temps réel offrant de nombreuses possibilités. Ce n’est donc pas les ressources techniques qui manquent.  Et là, je ne mentionne pas tous les blogues ou les wikis d’enseignants qui utilisent les services gratuits du Web 2.0.  Les échanges entre collègues et entre élèves doivent-ils se faire uniquement dans des espaces sécurisés?

Je termine en lançant un appel à tous nos leadeurs pédagogiques de relever le défi et de contribuer dans le Web participatif afin d’avoir une présence professionnelle qui stimule la communication, la création et la collaboration chez les enseignants et les élèves. L’école est un univers social francophone des jeunes qui la fréquente. Ainsi, cet univers devrait s’étendre au-delà des murs de l’école. Une place doit être prise par notre système scolaire dans les différents réseaux sociaux et permettre aux communautés de réfléchir, d’agir et de vouloir évoluer dans ces contextes de médias sociaux en français.

Question de réflexion :

Est-ce que l’insécurité linguistique freine la présence sur le Web des francophones en milieu minoritaire?

Présentation utilisée lors de l’atelier:

Ressources à consulter : http://delicious.com/manzerbe/Institut

Moncton 2010; point de vu d’un bénévole

Je sors des vacances pour me faire un peu la « plume » et écrire un billet sur une expérience personnelle qui ne passera pas tous les étés ici à Moncton. Pendant la semaine du 18 au 26 juillet dernier, j’ai participé comme bénévole, aux championnats de l’IAAF à Moncton. J’ai vécu les jeux de l’intérieur et ce billet porte sur mon expérience comme travail dans la « chambre d’appel ». Il faut dire que les journées étaient bien remplies.

Début à 7 h 30 pour se terminer vers 14 h et retour en soirée de 17 h 30 à 21 h 30. Le travail demandait beaucoup d’attention. C’est notre équipe qui recevait les athlètes juste avant qu’ils se dirigent sur la piste pour leur épreuve. La fouille était minutieuse. Nous devions nous assurer qu’il n’y avait aucun appareil électronique et autres objets qui auraient pu nuire au déroulement de la compétition. On avait aussi à vérifier leur numéro, la longueur de leurs crampons et la présence de publicité sur leur gilet (conditions exigées par l’IAAF). Ainsi, j’ai pu croiser de très près tous les athlètes juniors de ce championnat. J’ai pu constater que ces jeunes sont déjà de très grands athlètes avec leur caractère et leur routine de préparation mentale. Ç’a aussi été un bain culturel. Souvent, la communication devait se faire par des signes. Malgré cette barrière, la majorité de ces jeunes ont été très sympathiques même si quelques-uns jouent déjà à la vedette. J’ai pu remarquer que les athlètes des épreuves de courses sont plus dans leur bulle lors de l’attente. Par contre, on pouvait observer un esprit de camaraderie chez les athlètes des épreuves de pelouse.

Pour le côté technologie, elles n’étaient pas très présente dans notre local. Sauf un portable et un écran tactile et les appareils de communication audio pour les officiels. Par ailleurs, on ne pouvait pas manquer la présence de Seiko et Mondo sur la piste. J’ai quand même été déçu du manque de présence des réseaux sociaux. Peut-être que ce type d’événement ne s’y prêtait pas. Par contre, IAAF est bien sur Twitter  et Facebook mais n’a pas été très actif lors de Moncton 2010.

Finalement, malgré les 50 heures de bénévolat, j’ai adoré mon expérience durant ces championnats. J’ai pu côtoyer de prêt des athlètes qu’on reverra certainement ( Dexter Lee) aux prochains Jeux Olympiques de Londre 2012.

Voici quelques photos prises lors de mes temps de pause.

Retour sur 2009-2010

Aujourd’hui, c’est le dernier jour de classe de l’année scolaire 2009-2010. Encore une année bien remplie. Voici donc un bref résumé des activités réalisées au cours de cette année.

  1. Les blogues scolaires : Au district scolaire no 11, il y a certainement un engouement pour cet outil de communication qui permet de rendre l’école « publique ». Mon dernier billet sur le sujet à relire ici.
  2. Les portails : L’importance de collaborer, d’échanger, de partager sur le web est devenue essentielle en 2010. Les différents portails prennent donc une place de choix. Les élèves se retrouveront aussi dans ces environnements numériques sécurisés. Des essais ont été faits et maintenant nous bâtissons sur les succès obtenus lors du projet « portail élèves ». L’école Clément-Cormier deviendra une école pilote pour l’an prochain.
  3. Le TBI: même si cet outil demeure contesté par certain, il n’en demeure pas moins que les enseignants s’y intéressent beaucoup. Plusieurs écoles du district ont en fait des achats lors de la dernière année. Il reste maintenant à accompagner le personnel enseignant afin d’en faire un usage pédagogique et que ceci contribue à améliorer les apprentissages.
  4. La classe virtuelle CLIC: Cet environnement numérique d’apprentissage n’a pas obtenu le succès souhaité. Oui bien sûr, quelques enseignants s’en servent, mais certainement pas comme classe virtuelle. Nous aurons à revoir nos stratégies et mieux accompagner nos enseignants qui souhaitent faire le pas vers cet environnement numérique de classe très puissant.
  5. Projet spécial le iPod touch: J’en ai déjà beaucoup parlé.

30 ans moins 1 jour (la journée de grève en 1981), c’est le nombre d’années que je termine aujourd’hui dans le système scolaire public du N.B. Ça change pas le monde sauf que…. :-)

Bon été à tous!

Ipods et apprentissages

Ce matin, c’était ma dernière visite officielle dans la classe de 2e année. J’en ai parlé beaucoup depuis le début et je ne voudrais pas me répéter. Voici quelques faits et résultats observés dans l’ensemble du projet touchant la classe de 6e année de madame Nadia Cormier-LeBlanc à l’école MFB et la classe de 2e année de madame Carole Cormier à l’école PETL.

Les observations sur le climat de classe

  • Le climat de classe est plus calme
  • L’outil permets à l’élève de faire des choix
  • L’outil permets la différenciation de l’enseignement
  • Il respecte les rythmes d’apprentissage. L’élève fort ou moins rapide se sent respecté. On observe beaucoup moins de stress lors de l’activité  de la dictée.
  • La motivation des élèves est remarquable
  • L’attention est plus grande et l’engagement à la tâche augmente
  • La gestion de classe est simple pour l’enseignante. Il y a peu de stress ou de tâches supplémentaires pour l’enseignante.
  • L’élève a un accès Internet en tout temps. Il peut consulter les nouvelles récentes avec l’application CyberPress. Il peut consulter le Web et il a accès à son courriel.
  • L’élève peut faire presque toutes les tâches avec le iPod qu’il ferait autrement avec un ordinateur portable (80% élève de 6e année –  100% pour élève de 2e année). L’avantage dans ce cas-ci; il avait accès à son iPod tous les jours, autrement il avait accès à l’ordinateur une fois par semaine.

Les apprentissages

  • Écriture;  Antitode mobile est plus qu’un outil de correction; est un outil d’apprentissage à la rédaction de haute qualité.
  • Écriture;  journal de bord, et usage du courriel. Il est surprenant de voir la quantité de texte qu’un élève peut écrire sur un si petit écran.
  • Lecture; accompagnement audio à la lecture, personnalisation des apprentissages; L’élève a le choix des livres de lecture.
  • Lecture orale; l’élève s’enregistre, s’écoute, recommence, s’auto-évalue, améliore sa lecture.
  • À la dictée “audio”, les élèves de 6e année ont démontré une améliorer dans l’orthographe d’usage.
  • En 2e année, l’activité de conscience phonétique n’aurait pu se faire aussi facilement pour l’ensemble de la classe. Il fallait être là pour le constater.
  • La cueillette de données pour la lecture de chaque élèves est tellement plus facile pour l’enseignante. Maintenant, il faut trouver un moyen de partager ces fichiers audio aux parents (portfolio).

Je peux affirmer que ce projet est une réussite sur toute la ligne et il se continuera certainement l’an prochain. Un bravo spécial aux élèves de la classe de 6e année et de la classe de 2e année pour leur engagement dans le projet. Je remercie aussi les enseignantes Nadia et Carole pour avoir cru au projet et avoir su relever le défi. Il faut maintenant souhaiter que ce projet fasse des ” petits ” au district scolaire no 11 et ailleurs.

Atteindre le sommet avec de grandes idées

J’arrive tout juste de la conférence The Big Ideas Global 1 to 1 Summit 2010 qui s’est déroulée dans la charmante localité de NorthPort au Maine. Une conférence de 3 jours où étaient rassemblées environ 80 personnes de différents pays. Mon billet ne portera pas sur un résumé des discussions puisque les trois billets très bien documentés de Roberto, ici, ici et ici présentent les trois jours qu’on a passés dans les locaux du Summit. Ici, je souhaite simplement laisser quelques traces de ces journées dans mon blogue de “perfectionnement professionnel » pour m’assurer que ces journées enrichissantes ne passent pas inaperçues dans mon cheminement professionnel. Des occasions de la sorte ne se présentent pas souvent dans une carrière de « mentor en TIC ».

Ainsi, ces journées m’ont donné de l’espoir et m’ont convaincu que la transformation du système scolaire du N.-B. est inévitable. Être…ici on le peut prends tout son sens.

Ma réflexion : On doit offrir à tous les jeunes francophones des écoles de la province, des environnements d’apprentissages stimulants en leur fournissant les meilleurs outils pour développer les compétences du 21e siècle. On doit aussi permettre à tous les intervenants scolaires d’innover dans leurs pratiques pédagogiques. Et moi, je veux contribuer à ces changements, et ce, maintenant.

Le iPod touch dans les mains de 16 élèves de la classe de 2e année

Mes observations se poursuivent dans la classe de 2e année de l’école Père-Edgat-T.-LeBlanc. À chaque visite, j’arrive avec d’autres questions pour l’enseignante. Des questions d’ordre pratique et pédagogique.

  • Est-ce que les élèves acquièrent rapidement une certaine autonomie à cet âge?
  • Est-ce que la gestion est difficile en classe?
  • Qu’est-ce que ça exige de plus pour une enseignante?
  • Quelles observations peut-on noter sur les apprentissages des élèves, sur leur engagement à la tâche demandée?

Lorsque j’arrive en classe, les élèves ont déjà leur iPod et leur écouteur. Ils me connaissent et m’accueillent avec leurs grands sourires et sont fiers de faire partie de ce projet spécial. Ils sont conscients de vivre un projet différent des autres amis de leur école. Les 15 élèves sont en train d’écrire leur journal de bord; la date, le jour, la température, etc.… L’enseignante m’indique que l’utilisation d’application Note rend la tâche facile pour eux. L’environnement n’est pas « compliqué » comme un logiciel de traitement de texte qu’on retrouve sur les ordinateurs. En plus, l’accès aux accents est tellement plus simple avec le clavier virtuel du iPod. De temps en temps, un élève lève la main pour une question. Ils écrivent beaucoup, ils font plus attention aux mots puisque parfois le iPod « propose » des mots qui ne sont pas nécessairement les bons. Tout ce déroulement calmement.

Par la suite, l’élève doit aller se choisir un livre de lecture d’une collection. Ces livres ont une version audio et l’enseignante les a synchronisés dans les iPod des élèves. Il est facile pour l’élève d’aller consulter dans la section musique, les titres des livres audios. Maintenant, l’élève peut écouter et suivre avec son livre. Ensuite, ils doivent écrire dans leur cahier d’exercices. En même temps, l’enseignant travaille avec un groupe de 4 élèves pour une activité de lecture guidée. Ces mêmes 4 élèves iront enregistrer leur propre lecture oralement. Ce clip audio sera récupéré par la suite par l’enseignante pour en faire une évaluation formative.

Pendant 90 minutes, les élèves de 2e année ont utilisé le iPod touch parfois pour écrire, parfois pour lire ou encore pour écouter. Le iPod devient un outil d’accompagnement dans leurs tâches. La gestion par l’enseignante est simple, mais bien établie. Les élèves écoutent bien les consignes de l’enseignante.

Au fur et à mesure que le projet progresse, un petit réseau d’enseignantes intéressées se crée. Même si elles n’ont pas les iPods dans leur classe, elles échangent des idées sur le genre d’activités qu’elles pourraient faire avec cet outil. Le carnet de la classe de 2e année permet de suivre le projet.

Il est encore trop tôt pour constater une amélioration dans les résultats en lecture, mais, comme tout outil TIC, il sera peut-être difficile d’établir un lien direct avec le iPod touch et l’amélioration de la lecture. Le iPod touch est un outil et l’enseignante demeure la personne qui saura mettre en place les stratégies et proposer des activités qui pourront toucher aux apprentissages des élèves. Mais déjà on peut dire que cet outil TIC facilite la différenciation en classe, permet l’auto-évaluation (lecture) et offre du contenu varié (touche aux différentes intelligences).

Apprendre avec le iPodTouch en 2e année

Durant les prochaines semaines, les élèves de 2e année de la classe de Mme Carole Cormier de l’école PETL utiliseront le iPodTouch pour différentes activités d’apprentissage. Ce matin, c’étaient les premiers pas. Des premiers pas de découvertes et “d’ajustements” avec des élèves de cet âge. Le rythme était plus lent que le chez les élèves de 6e année, mais tout à fait normal pour ce niveau.

L’enseignante et moi-même avons été agréablement surpris de la facilité dont ces enfants pouvaient manipuler l’appareil malgré leurs petits doigts. Voici quelques activités d’initiation que nous avons faites:

  • La page d’accueil du iPod: on retrouve, l’heure, le jour et la date (avant de le déverrouiller).
  • La Météo : Le village, la température qu’il fait. (Shédiac)
  • Le calendrier: Affichage en mois : Comment identifier le jour actuel? (les élèves ont trouvé comment basculer en affichage “mois”)
  • Consulter un clip vidéo: Vidéo d’initiation au iPodTouch
  • Consulter un balado dans “Musique”: les balados se retrouveront là; exemple: la dictée
  • Application “Notes” : Ils ont écrit leur nom, le jour et la date. En plus, ils ont écrit quelques mots ayant des accents (découverte des accents sur les voyelles et les consonnes). Et après, ils ont envoyé cette note via courriel à leur enseignante. On avait déjà écrit le courriel de l’enseignante et maintenant, lorsque l’élève écrit la première lettre de l’adresse du courriel, elle s’affiche et l’élève la sélectionne.
  • Consulter le Wiki avec l’icône qui avait été ajouté sur le iPodTouch. Ils ont pu “pratiquer” la technique des 2 doigts pour “agrandir” ou “rapetisser” l’écran.
  • Le Dictaphone: comment brancher le micro, s’enregistrer et s’écouter.

Il est évident qu’une routine doit s’établir pour ce groupe d’élèves. Voici quelques trucs et astuces que nous avons utilisés en classe

  • Chaque élève a ses écouteurs accrochés dans un lieu dans la classe et il ira le chercher seulement lorsqu’il sera autorisé (écouteurs qui couvrent les oreilles de l’élèves : 1,50$/unité).
  • Distribution des iPodTouch par l’enseignante selon le numéro assigné. Le iPod doit être déposé à plat sur le pupitre.
  • Les captures d’écrans du iPodTouch sont importantes pour les démonstrations. Nous avons utilisé NoteBook (SMARTBoard) pour pouvoir annoter les images.   Il aurait été intéressant d’avoir un iPodTouch virtuel mais je ne sais pas si cela existe.
  • L’enseignante peut rapidement ramasser les iPods (pause, récréation). Le branchement au chargeur est seulement nécessaire à la fin de la journée.


Mes observations se traduisent par ces verbes:

  • S’informer, consulter, écouter, lire, écrire, communiquer, créer, partager, collaborer.

Compétences du 21e siècle que nous souhaitons développer chez nos élèves dans les écoles. N’est-ce pas?

Ce n’est qu’un début!

Le iPod en classe, ….ce n’est pas sorcier!

Après 3 semaines d’usage, les élèves de la classe de Mme Nadia de l’école MFB ont su démontrer que le iPodTouch n’était pas ” seulement ” une ” bébelle ” pour se divertir. Vendredi dernier, ils étaient bien tristes de se départir de leur iPodTouch. Voici comment les élèves utilisaient cet outil en classe.

Le District scolaire 11 est bien présent sur le web

J’avais déjà publié un billet en mai 2009 au sujet du nombre de visites que l’ensemble des carnets Web reçoit chaque mois. Aujourd’hui, je refais l’exercice pratiquement un an jour pour jour et voici les chiffres:

  • Un total de 22,124 visites distinctes a été faites sur l’ensemble des carnets web du District scolaire no 11 durant le mois de mai 2010. (25 481 pour le mois d’avril 2010)
  • La durée moyenne des visites est d’environ 17 minutes.
  • 6 pages sont consultées par visite et les gens passent en moyenne 2 minutes et 49 secondes par page.
  • 215 articles et 95 commentaires sur le carnet principal http://www.carnetwebds11.ca

Il y a 135 blogues et 209 utilisateurs (enseignants et élèves) sous la plateforme bloum du district scolaire . 12 écoles ont leur carnet et plusieurs enseignants l’utilisent pour leur classe à des fins d’apprentissage.

Voici encore quelques chiffres des carnets web les plus actifs du district:

La page FaceBook du district scolaire no 11 compte 267 adeptes, 52 abonnées au compte Twitter du DS11 et 252 abonnées au compte Twitter du mentor en TIC (aucune compétition ici :-) ). Il y aussi plusieurs écoles qui ont leur “chaîne”  Youtube (par exemple: KENTEBB) ou Teachertube en plus d’utiliser les services gratuits du Web 2.0.

Je pourrais encore en ajouter et j’en oublie certainement. Je vous invite donc à aller consulter les différents carnets des écoles et des classes sur la page d’accueil du carnet web du District scolaire.

Je suis convaincu que le blogue scolaire a permis à de nombreux enseignants de notre district de découvrir l’univers du web participatif et ainsi devenir de meilleurs communicateurs, créateurs et collaborateurs.  Les prochains défis seront de transférer ces compétences chez nos élèves et aussi améliorer la qualité des publications selon les critères suivants. (Je cherche toujours la copie originale anglaise pour la référence).

Je continu dans cette même direction parce que j’y crois et que de petit coup de cœur comme celui-ci se retrouve de plus en plus souvent sur mon écran d’ordinateur.