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Le 27 août 2010 à 12 h 53 min   

Enseigner avec Internet dans un monde de surinformation et de désinformation sera l’atelier que j’aurai l’occasion de co-animer avec ma collègue Lucie P lors du congrès provincial de AEFNB 2010 qui se tiendra le 31 août et 1er septembre à Shédiac. Les participants pourront vivre quelques activités et auront surtout à porter une réflexion sur ce que l’enseignant de l’école numérique peut faire en classe pour rejoindre les jeunes de la génération C. Les TIC et l’école du 21e siècle sont très bien décrites dans ce billet de zecool. Pour ma part, j’aurai à présenter les éléments suivants dans le contexte de la classe numérique.

  • Le Wiki:

Il existe plusieurs services gratuits pour les Wikis tels que PBworks et Wikispaces mais nous utiliserons la nouveauté du Portail NBED sur ce Wiki http://web.nbed.nb.ca/fwb/AEFNB2010

  • Le blogue.

Dans un contexte scolaire, cet outil offre de nombreuses possibilités mais on prendra le temps de réfléchir sur ses utilisatons à l’école, pour l’enseignant et pour l’élève.  Ce billet explique pourquoi le blogue est populaire auprès des enseignants

  • Le partage de documents

Évidemment, tous les enseignants et les élèves on accès à des sites de collaboration fournis par le MENB. Néanmoins, les services de Google documents sont certainement à considérer. Par exemple, l’option formulaire permet de recueillir rapidement de l’information auprès des élèves.  On peut aussi partager simplement une présentation PowerPoint.

Par contre, dans tout services gratuits il faut prendre le temps de lire les conditions d’utilisation. Parfois, c’est un peut contradictoire comme l’article 2.3…

2.3 Vous ne pouvez pas utiliser les Services ni accepter les Conditions si (a) vous n’avez pas atteint l’âge légal de la majorité pour conclure un contrat avec Google ou si (b) vous êtes frappé d’une interdiction visant l’utilisation des Services au titre des lois en vigueur aux États-Unis ou dans tout autre pays dont vous êtes résident ou depuis lequel vous utilisez les Services.

…et l’information qu’on retrouve sur ce site http://www.google.com/a/help/intl/en/edu/k12.html

  • La vidéo en ligne

Il est difficile de passer à côté de YouTube lorsqu’on parle de vidéo en ligne. Les ressources sont nombreuses même si on retrouve parfois des clips qui n’ont aucun lien avec notre enseignement. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est préférable de se créer un compte. Pas nécessairement pour publier, mais pour classer et retrouver des clips favoris. Ma chaîne http://www.youtube.com/manzebe regroupe mes clips en plus de ceux que j’ai trouvé au cours de mes recherches.  Autres sites : Vimeo catéorie Éducation, TeacherTube, Schooltube

Autres sites consulté: Chaine du VaticanChaine SMARTClassroomChaine vidéo Maths

  • La photo en ligne

On ne veut pas identifier les sites où on retouve des images libres de droits mais bien les services qui nous permettent de partager les photos qu’on pourrait utiliser en classe pour différents projets.  Picasa est le services de Google : 10 Go avec compte gmail. Pour ma part, je préfère de loin le site Flickr. Celui-ci permet la création d’albums photos faciles à imbriquer dans un blogue. En plus, de nombreux utilisateurs décide de publier leurs photos sous la licence Creative Commons.

Enseigner avec Internet n’est plus une option dans les classes en  2010, mais l’enseignant doit être informé des différents défis que ceci implique. Les défis suivants seront discutés avec les participants lors de l’atelier:

  • Enseigner aux jeunes de la génération C.
  • Développer la pensée critique face à l’usage des TIC en classe.
  • Compétences liées à la citoyenneté.
  • La plagiat, comment s’y prendre pour l’éviter.
  • Contrôler son identité numérique.

Bon atelier et surtout bonne année scolaire 2010-2011

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Le 16 août 2010 à 8 h 22 min   

Définir son identité

En 2006, j’écrivais un article pour le FCE qui portait sur les TIC à l’école de langue française en milieu minoritaire. Cette année, dans le cadre de l’institut des directions d’écoles du Nouveau-Brunswick, on m’a demandé de présenter un atelier sur le thème de la construction identitaire et les TIC. Bien que ce sujet m’intéresse énormément, je suis loin d’être un spécialiste dans ce domaine, mais j’ai néanmoins assez de vécu pour pouvoir en parler dans le contexte de l’usage des TIC. C’est un sujet qui me touche beaucoup et qui s’aborde souvent de façon émotive, même plus viscérale que cérébrale.

Depuis le début de l’intégration des TIC, les intervenants dans les écoles de langue française en milieu minoritaire ont toujours eu le double défi de trouver et d‘offrir des choix de ressources en français répondant aux besoins de l’ensemble de leur communauté scolaire. Plusieurs diront que consulter des sites en anglais ou encore d’utiliser des applications-logiciels s’affichant en anglais ne cause pas de problème et que d’ailleurs, tout le monde le fait. Pourtant l’affichage en anglais est l’un des premiers signes d’assimilation.  Il est donc important d’offrir des environnements numériues français à l’ensemble nos communautés scolaires. Cette définition de la ACELF exprime très bien l’importance d’agir.

La construction identitaire est un processus hautement dynamique au cours duquel la personne se définit et se reconnait par sa façon de réfléchir, d’agir, de vouloir dans les contextes sociaux et l’environnement naturel où elle évolue. (ACELF 2010)

Ce petit sondage (résultats) permettra aux participants de faire une prise de conscience sur nos pratiques dans les environnements Web.  Les contextes sociaux et l’environnement naturel du jeune se situent aussi sur le Web, mais dans quelle langue s’exprime dans ces espaces?

Le Web participatif et l’école francophone en milieu minoritaire.

Même si je ne suis pas de la Génération C, j’ai une certaine présence sur le Web. Mon carnet Web est comme une porte d’entrée sur internet et depuis plus d’un an, c’est aussi sur Twitter que je laisse mes traces (identité numérique). Il y a aussi ma chaine YouTube, et mes photos sur Flickr.  J’ai bien un compte Facebook, mais j’ai encore beaucoup de difficulté à apprivoiser cet environnement social. Évidemment, je ne suis pas le seul ayant cette présence.  Gary-Lee Kenny, mentor en TIC au district scolaire no 09,  Danis Michaud, enseignante au CAHM sont très actifs dans le domaine scolaire au Nouveau-Brunswick. C’est certainement le leadeurship du directeur du CAHM, Roberto Gauvin,  qui m’a amené à vouloir prendre une place « francophone » sur le Web. Plus récemment, on peut suivre les enseignants suivants;  Manon, Marilou, Kevin, Michelle, Lynn et quelques élèves de l’école Calixte-F.-Savoie.

Néanmoins, comme institution, on ne peut pas dire que l’école francophone en milieu minoritaire a une présence très marquée dans le Web participatif. Les sites Web d’écoles ou de districts sont plus ou moins à jour et offrent peu d’interactivité. On ne semble pas reconnaître l’importance d’avoir une présence « actualisée » sur le Web. On dirait même que ceci est encore réservé à ceux qui « s’intéressent » aux TIC ou à ceux qui ont développé quelques habiletés avec l’ordinateur. C’est presque marginal de trouver des publications hebdomadaires dans des espaces publics lorsqu’on est enseignant francophone au Nouveau-Brunswick. En plus, on réserve surtout ces publications pour des projets d’écriture liés au cours de français ou de sciences humaines. L’école francophone 2.0 tarde à venir et pendant ce temps, les jeunes prennent leur place où cela leur convient le plus. Facebook, Youtube, Tweeter, etc… D’ailleurs, ils s’en servent pour se divertir, mais aussi pour le travail scolaire. Est-ce que l’école francophone en milieu minoritaire peut permettre à ces élèves d’agir, de réfléchir et de vouloir dans les contextes de réseaux sociaux?

En 2006, grâce aux projets FIA, j’ai pu mettre en place un projet de baladodiffusions dans les écoles du district scolaire no 11. Ceci devait permettre une certaine présence audio aux couleurs de l’Acadie sur le Web . Plus de 40 balados ont été publiés sur le site du district et quelques enseignants qui ont participé ont voulu poursuivre ce projet. C’est ainsi que la chaine YouTube de KentEBB et les capsules santés de l’école Notre-Dame ont vu le jour afin de publier quelques créations de leurs élèves. De depuis 2008, ce sont les blogues scolaires qui ont pris de l’ampleur. Le projet « Écrire pour apprendre à écrire » a permis à quelques enseignants de s’afficher sur le Web et ainsi continuer l’apprentissage tout en permettant à leurs élèves et aux parents de suivre et de participer à la vie de la classe.

L’institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques présente une publication de 2007 portant sur « Le Web comme outil pour le renforcement de la gouvernance des communautés francophones minoritaires ».

On peut lire ceci :

« Compte tenu de la prédominance de l’anglais dans Internet et de la plus grande difficulté à accéder au Web en milieu rural, il se peut également que l’usage d’Internet chez les communautés francophones minoritaires soit moins répandu et donc que les organismes voient moins la nécessité d’exploiter pleinement le potentiel interactif de la Toile. »

Je crois qu’il faut agir et que l’on doit offrir des environnements pour communiquer, créer et collaborer, et ceci autant pour les élèves que pour les enseignants. Il faut rendre notre école « webvivante » dans cette mer de contenu anglophone dans des espaces Web publics tout en respectant les paramètres de la politique 311 du MENB.  Cessons d’être des observateurs et devenons des contributeurs du Web.

Présences de la francophonie du N.-B. sur le Web

Lors de la préparation de cet atelier, j’ai consulté différentes ressources existantes chez les francophones de la province. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive, mais ce sont mes coups de cœur. D’abord, dans ce qui se trouve en dehors des écoles.

Ces sites permettent de se créer un compte afin de personnaliser son environnement. Il est aussi possible de se joindre à ceux-ci via les différents réseaux sociaux. Est-ce l’école offre ce service?

Les blogues personnels de Mathieu Haché (collaborateur dans Kboom) et Laurence Lemaire ont aussi piqué ma curiosité. Comment ce jeune de 14 ans de la région de Grande-Anse a-t-il découvert le blogue?

Sa réponse :

Bonjour,
Le blogue que tu as vue (sur Kboom) est seulement un endroit ou je publie mes meilleurs billets, en fait, mon blogue est a cet adresse : MathieuHInfo.blogspot.com. Et je publie aussi sur le blogue de la Radio Étudiante de mon école : RadioELL.webuda.com

Je suis étudiant de 7ème année dans la Péninsule Acadienne (plus précisément a Grande-Anse).
J’avais un blogue auparavant mais j’ai arrêter pendant plusieurs mois et j’ai fini pas oublier l’adresse ou j’était alors j’ai commencer ce blogue il y a environ 2 mois et je publie environ chaques jours.
J’ai découvers les blogues a travers blogger de Google en recherchant pour un hébergeur de sites web (il y a de ça quelques années), et un peu plus tard, j’ai décidé de m’en créer un.
A ma connaissance, je suis le seul qui en a un blogue, mais il y en a beaucoup qui a des sites piczo mais beaucoup en anglais.

Ça m’a fait plaisir de répondre a tes questions… :-)

Présences sur Youtube

Le milieu scolaire Web 2.0

Agir ou pâlir?

Toutes les écoles du Nouveau-Brunswick sont branchées à Internet haute vitesse. La plupart ont un réseau sans fil d’excellente qualité. L’infrastructure technique est aussi de très bonne qualité. Tous les enseignants de la province ont un ordinateur portable de bonne qualité fourni par la province. Plusieurs classes du primaire offrent un ordinateur portable pour chaque élève. Le MENB offre différents services Sharepoint tels que les wikis, les blogues et de nombreux espaces de collaboration dans des lieux très sécurisés. La plateforme Desire2learn (CLIC) est aussi disponible dans plusieurs classes. Que dire que ADOBEConnect, sinon, un outil de communication en temps réel offrant de nombreuses possibilités. Ce n’est donc pas les ressources techniques qui manquent.  Et là, je ne mentionne pas tous les blogues ou les wikis d’enseignants qui utilisent les services gratuits du Web 2.0.  Les échanges entre collègues et entre élèves doivent-ils se faire uniquement dans des espaces sécurisés?

Je termine en lançant un appel à tous nos leadeurs pédagogiques de relever le défi et de contribuer dans le Web participatif afin d’avoir une présence professionnelle qui stimule la communication, la création et la collaboration chez les enseignants et les élèves. L’école est un univers social francophone des jeunes qui la fréquente. Ainsi, cet univers devrait s’étendre au-delà des murs de l’école. Une place doit être prise par notre système scolaire dans les différents réseaux sociaux et permettre aux communautés de réfléchir, d’agir et de vouloir évoluer dans ces contextes de médias sociaux en français.

Question de réflexion :

Est-ce que l’insécurité linguistique freine la présence sur le Web des francophones en milieu minoritaire?

Présentation utilisée lors de l’atelier:

Ressources à consulter : http://delicious.com/manzerbe/Institut

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